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Myles Gibbon domine avec South Alabama
À sa première saison avec les Jaguars de l'Université South Alabama, l'ex-Cheetahs du collège Vanier Myles Gibbon s'est vu confier les rênes de l'attaque des Jaguars. Le journaliste Sylvain Lamarre du Courrier Laval a rédigé deux articles sur le prolifique quart québécois: son expérience de la saison 2009 ainsi que sa relation avec son fan # 1.
Comme tous les joueurs de football du Québec, Myles Gibbon rêvait de pratiquer son sport aux États-Unis. Quand il a obtenu une bourse d’études de l’Université South Alabama, il était loin de se douter qu’il allait écrire une page de la jeune histoire des Jaguars.
Myles s’est dit surpris d’avoir obtenu le poste de quart partant, car il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. «Je ne pensais jamais que nous aurions connu autant de succès, car l’équipe en est à sa première saison. Je ne savais pas comment j’aurais réagi dans ce nouvel environnement. Même s’il y a toujours place à amélioration, je suis très satisfait de ma première saison, a-t-il indiqué. Au début de la campagne, nous ne savions pas que nous serions aussi bons. Après quelques parties, nous avons senti que nous pourrions obtenir une saison sans défaite. C’était notre seul objectif.»
Myles a aidé son équipe à conserver une fiche parfaite de sept victoires en autant de parties. Les Jaguars ont décroché les honneurs de la Sun Belt Conference.
L’ancien porte-couleurs des Blues de Chomedey a montré des statistiques reluisantes. En 20 courses, il a obtenu 94 verges, dont deux touchés. Victime de deux interceptions, il a permis à ses coéquipiers d’inscrire six majeurs pour des gains de 538 verges. Il s’est avéré le meilleur à l’offensive avec un total de 632 verges amassées en seulement six parties.
Premier touché
L’athlète lavallois a disputé son premier match contre la formation Hargrave military academy. Il a d’ailleurs inscrit son premier touché sur une course de 14 verges. Il a également lancé sa première passe de touché.
«Ça m’a pris un peu de temps à m’adapter complètement considérant la différence du terrain et des règlements. J’étais prêt après deux semaines. C’était difficile d’être éloigné de la maison, car je ne l’avais jamais fait auparavant. Cependant, j’ai été bien éduqué et j’ai appris à ne pas dépendre des autres pour obtenir ce que je voulais.»
Sa cible préférée a été le receveur de passe format géant, Courtney Smith, 6 pieds et 6 pouces, 230 livres. D’ailleurs, il s’agissait du meilleur receveur des Jaguars. «Nous avions un bon groupe de receveurs. Ils seront encore meilleurs, l’an prochain.»,
La ligne offensive est la plus imposante pour laquelle le quart-arrière étoile a évolué au fil des ans. Il affirme que les joueurs ont accompli de la bonne besogne pour le protéger. «Comme moi, ils sont tous nouveaux au programme de football de l’Université South Alabama. Cela a pris quelques parties avant d’avoir une bonne chimie. Tout est rentré dans l’ordre à la fin de la saison.»
Myles a constaté que la vitesse d’exécution, la grosseur des joueurs et le sérieux de la «game» est très différent aux États-Unis qu’au niveau collégial AAA. «C’est beaucoup plus intense et ça demande beaucoup plus de temps. Les joueurs sont plus gros et plus forts. Il faut travailler davantage pour rester dans la course.»
La confiance règne
Une belle relation avec le paternel
Malgré la distance qui les sépare, Myles Gibbon garde contact avec son fan numéro un, son père, John. Les deux hommes ont une belle relation.
«J’essaie d’appeler aussi souvent que possible et je lui donne des détails sur les pratiques et les matchs. Je sais qu’il voudrait être ici, alors j’essaie de lui envoyer des films et des coupures de journaux», a admis celui qui poursuivra ses études en psychologie au cours des trois prochaines années.
Le paternel a visité à cinq reprises fiston. Il a assisté à trois parties. «C’est une très longue route… 30 heures aller, 30 heures retour.»
John est fier d’indiquer que son fils est devenu le premier quart-arrière canadien partant comme joueur recrue (chandail rouge). «Et dire qu’il pourrait encore jouer quatre ans», a-t-il spécifié.
Le brio de Myles a d’ailleurs fait écarquiller les yeux de quelques agents et recruteurs de la Ligue canadienne de football (LCF). «J’ai été approché par un agent de sport américain qui voulait représenter Myles pour le repêchage de 2010 dans la LCF. Les recruteurs de Calgary, Winnipeg et Colombie-Britannique étaient aux matchs en Alabama. Nous avons refusé, car l’éducation passe en premier. Il sera prêt en 2013 pour le repêchage de la Ligue nationale de football (NFL).»
Enfin, John considère que son fils est un excellent ambassadeur des Canadiens aux États-Unis. «Nous espérons qu’il aura ouvert les portes à d’autres Canadiens et Québécois. Nous souhaitons qu’il s’améliore.»
Source : journal Courrier Laval, articles et photos du 16 décembre 2009
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