Entrevue exclusive : Le Magicien (3e de 3)
Il est fou de constater qu’il y a déjà 20 ans, Chris se préparait pour sa dernière saison au niveau universitaire. Son passage à ce niveau doit être considéré comme un des plus brillants pour un joueur issu de la belle province.
Il est en effet difficile de contredire 3 nominations sur l’équipe d’étoiles Canadienne, 3 trophées Hec Crighton, plusieurs records pour le nombre de touchés et verges amassés au sol par un quart, et ce, en seulement 28 parties ! Les quarts qui lui ont succédé et lui succéderont auront la chance de disputer plus de parties que lui et ainsi abaisser certains de ses records. Mais 3 Hec Crighton sera définitivement une lourde commande pour qui que ce soit.
Alors que sa carrière universitaire tirait à sa fin, Chris recevait des nouvelles des Raiders de Los Angeles de la Ligue Nationale de Football lui disant qu’ils aimaient beaucoup ses qualités athlétiques et qu’ils considéraient possiblement appeler son nom lors du prochain repêchage. Mais finalement quelques mois plus tard, celui-ci signait un contrat pour évoluer au sein de la formation montréalaise de la Ligue Mondiale de Football.
Chris évoluera deux saisons pour la Machine de Montréal, ne voyant pratiquement pas d’action la première saison en tant que 3 e quart et en évoluant de façon régulière en 1992 comme « back-up receiver et field goal holder .»
Mais cette ligue s’est dissoute au terme de la saison 1992. C’est alors que Chris cogne à la porte de la Ligue Canadienne de Football, où il fera partie des coupures en tant que quart/receveur à Ottawa et Toronto. Lui ayant laissé un goût amer dans la bouche, il décide de se tourner vers la « American Empire Semi Pro-League » au sein de la formation des Bootleggers d’Ottawa, où il se mérite le titre de joueur offensif de la ligue, agissant au poste de quart-arrière.
Ensuite viendra le passage en Europe de 1993 à 1996 où il héritera du sobriquet « Le Magicien » par sa façon de jouer. Encore aujourd’hui (15 ans plus tard), on le considère dans la Ligue Élite de Football Américain en France comme un des plus grands joueurs à y avoir évolué.
Mais son plus bel exploit en France n’a pas lieu sur la scène du football, mais bien sur La Seine, le fleuve français où il sauve une dame d’une noyade certaine. Son exploit fut publié en page frontispice des quotidiens français et même ici au Canada et son geste lui a valu la médaille d’honneur en France.
En 1996, les Rough Riders d’Ottawa savaient que Chris avait évolué des deux côtés du ballon en France et lorsqu’ils perdent leur quart et maraudeur au cours de la saison, ils sont intéressés à lui comme « back-up » à ces deux positions. Celui-ci dit oui, mais n’évoluera finalement que sur les unités spéciales où il laissera tout de même une impression favorable aux entraîneurs. Malheureusement pour lui, l’équipe est dissoute après la saison 1996.
Par la suite, Jim Daly des Roughriders de la Saskatchewan se montre intéressé aux services de Chris, mais ce dernier déclinera finalement l’offre alors que la trentaine sonne pour lui et qu’il décide de demeurer à la maison pour s’occuper de sa fille de 4 ans.
Il me fait maintenant plaisir de céder la parole à Chris Flynn pour qu’il nous livre ses impressions sur sa carrière dans les rangs professionnels :
“Whether it was the Montreal Machine, Ottawa Rough Riders or Toronto Argonauts, my experience was basically the same - I never got into a game situation to show what I could do. Anyone that's ever seen me play or practise knows that I'm not the type of player that was going to impress you in practice, or just standing there throwing the ball around. I needed to be in the game to do my thing. My career really compared very much to Doug Flutie's, as far as his opportunities in the NFL. Obviously however, he did get a chance in the CFL.
There was always one misconception about me though - a lot of people said my arm was not strong enough. It wasn't actually my arm that was the problem ( ex. I was always put out at centerfield in baseball because I could throw the ball a mile). The problem was I actually had very small hands, which for a QB is a big problem. I obviously managed ok because I had literally all the other skills you need to have as a QB...it's just that when the pro coaches saw my famous "wobbly" passes in practice, they usually cut me before I ever got into the games.”
Entretien avec Chris Flynn
Footbec : Since you stopped playing football, did you try your hand in coaching?
Chris Flynn : I coached my old high school team and other teams in the 90's when I would come back from France in the Fall (France season was from Jan-June) . I also coached at Saint Mary's in 1997. I may get back into it again some day, but I definitely did not enjoy it as much as I did playing.
Fbc : Your 3 best moments in football?
C.F. : That's really tough to answer, but I remember winning the Ottawa league in high school in 84, when the Ottawa papers predicted we'd finish last because we were from Quebec. I remember winning my first Bol d'Or with Champlain at Olympic Stadium in 85. I remember beating Bishop's Gaiters and their great defence with Leroy Blugh 44-10 in 88. And I remember beating #1 Western with 8 seconds left in the Atlantic Bowl on TSN in 1990. That winning TD made TSN's top 10 plays of all time on their 10th year anniversary program.
Fbc : Your worst moment in football?
C.F. : Finding out that my school would not allow me to play in the 1988 Vanier Cup because of a severe concussion suffered the week before against Bishop's. It was the only game I ever missed at any level, and I found out I couldn't play on the very day that I won my first Hec Crighton. We were 10-0 that season, before the final game.
Fbc : I don’t know if you’ve seen it, but there is a Chris Flynn Tribute on Youtube. It starts off with this incredible play that you made made and it lasts 30 seconds. I would like you to watch it and give me your impressions of what went through your mind during that play.
C.F. : I guess that was just me - I never gave up. I didn't always get away... I remember being sacked a few times for 40 yard losses. But I guess I got away often enough, and I just never gave up on a play...and I suppose that's why people remember me.
http://www.youtube.com/watch?v=S4P12kfxMNk
Suite à la publication des deux premières parties de ce reportage, des gens sont venus nous voir afin de nous remercier de leurs avoir fait connaître un peu plus le grand Chris Flynn. Les moins jeunes qui ne l’avaient jamais vu jouer, mais avaient entendu parler de lui, se demandaient pour la plupart ce qui était advenu de cette légende de notre football.
Nous espérons que ce reportage vous aura plu, et pour cela je tiens à remercier Chris Flynn d’avoir accepté de revenir dans le passé en étant aussi généreux qu’il l’a été de son temps.
Si la devise du Québec est « je me souviens » alors nul doute que de se souvenir de la brillante carrière de Chris Flynn fait partie de nos mœurs de fans de football amateur québécois.

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